Mardi 7 mars, deuxième manif compiégnoise de notre vie. Contre le CPE (projet cher à Marini et à sa majorité de droite) ! Beaucoup plus de monde qu’en février, lors de la première manif. Des femmes, des hommes : des hétéros, des pédés et des gouines !
Ce blog, nous ne l’avons jamais caché, est un blog engagé ! L’association de transpédégouines qui en est née (« Les nouveaux Sans-Culottes ») et qui verra officiellement le jour lors de sa parution prochaine au JO, est aussi une association engagée et activiste. Nous luttons contre l’homophobie, la transphobie, le sexisme mais aussi contre toutes les atteintes aux libertés, à la laïcité et à l’égalité. Liberté, égalité et fraternité/sororité sont au cœur de nos engagements et nous participerons à toutes les mobilisations qui lutteront contre les coups portés à l’égalité et à la protection des plus faibles.
Nous, transpédégouines des « Nouveaux Sans-Culottes », refusons le communautarisme et sommes porteurs et porteuses d’un projet universel : celui de l’égalité des droits (droit de se marier, d’adopter, de procréer par l’IAD, droits reconnus au dernier survivant dans les couples homosexuels, droit d’élever nos enfants sans être, ni nous ni eux, stigmatisés) qui ne va pas sans un combat pour une société plus juste et plus solidaire. Les exclu-e-s, les rejeté-e-s, les délocalisé-e-s, les licencié-e-s, les pauvres, les immigré-e-s, les battu-e-s, les précarisé-e-s, les humilié-e-s, les réfugié-e-s, les sans-papiers, sans-toit, sans dignité : tous ceux et celles-là sont nos frères et sœurs en combat pour l’égalité.
Nous nous souvenons de Jean Jaurès et des pages de son texte « Les Preuves » grâce auxquelles il réussira à convaincre le mouvement ouvrier de la justesse de la cause Dreyfusarde. Jusqu’à ce texte, et au début de l’affaire Dreyfus, les mouvements ouvriers ne sont pas Dreyfusards. Nous sommes quelques mois après le massacre de Fourmies dans le Nord où le gouvernement a fait tirer l’armée sur des manifestants et aux yeux des ouvriers, Dreyfus n’est qu’un militaire et un grand bourgeois ! Jaurès trouve les mots pour convaincre le mouvement ouvrier et syndical dans sa globalité que le combat pour l’égalité et la dignité que les ouvriers mène ne peut pas être un combat catégoriel, mais qu’il doit être un combat universel. Jaurès trouve les mots pour expliquer que Dreyfus le condamné, l’humilié, le dégradé est désormais un des leurs car il partage avec eux, l’injustice !
Nous pensons que cela est toujours d’actualité, nous pensons que notre combat contre les injustices que vivent aujourd’hui les transpédésgouines est un combat universel, au cœur des combats de la société pour l’égalité, contre la société libérale toute entière livrée à la loi du plus fort et aux intégristes de tous poils (intégristes religieux, moraux et politiques).