Jeudi 2 février 2006
Après le Parisien Libéré, le Courrier Picard nous gratifie dans son édition du 2 février d'un encart pour annoncer la création de ce blog et son objectif d'une lutte citoyenne contre l'homophobie de Marini, Gonnot et consorts... Merci à l'un et l'autre des deux qotidiens compiégnois.Nous reviendrons bientôt sur le fond des arguments moralistes (puisés dans la psychologie de Ménie Grégoire et l'esprit public de Benoit XVI) sur lesquels nos pères la vertu appuient leur rejet de l'homoparentalité !
Mais nous avons particulièrement apprécié la remarque antisexiste du ou de la journaliste du Courrier Picard, notant justement que pour nos édiles homophobes (pour qui un enfant c'est "un père et une mère"), le père est placé avant la mère !
Cela nous avait échappé ! Jusqu'où se glisse la domination masculine, le patriarcat et l'hétéropatriarcat... Evidemment nos braves élus (les mêmes qui contestaient le pacs, les mêmes qui interdisaient la "Dernière tentation du Christ" dans leurs cinémas, les mêmes qui s'ils étaient musulmans brûleraient les journaux qui ont le courage (parce que la liberté de penser ne peut s'arrêter aux convictions religieuses) de publier des caricatures de presse se jouant de Mahomet) ; ces braves élus, étriqués, pensent en dominant, en sexiste là où Monsieur domine Madame !
Marini est adepte au sens propre et figuré de la position du missionnaire : Monsieur est allongé sur Madame, surtout ne pas jouir mais reproduire ; Monsieur professe des préceptes moraux à la foule des sauvages que nous sommes et qu'il veut convertir à coups d'oukazes moraux.
Apprenons à Marini que la position du missionnaire est ennuyeuse ! Offrons à Marini un "Kamasoutra des idées" pour qu'il ouvre son cerveau à d'autres choses qu'à des dogmes.
Et pour les municipales de 2008, on vous propose la "brouette picarde", une nouvelle position qui consiste à éjecter démocratiquement et électoralement les empêcheurs d'aimer et d'adopter librement.
Nous sommes arrivés à Compiègne il y a quelques mois !