Il pourra penser comme tous les homophobes que faute de mômes on a eu des chiens... Et que les transferts aidants, d'animaux ils sont devenus "enfants de substitution"... jusqu'à la pension alimentaire quand les "parents" se séparèrent ! Il pourra même penser que c'est décidément la preuve que nos projets d'enfants ne sont que des désirs égoïstes se résumant à de la possession ou servant à combler le vide d'une pseudo stérilité de nos relations amoureuses... Peu importe, la douleur est trop forte en ce jour tout blanc où le grand chien blanc nous a quittés.Les amis qui lisent ce blog en ont sans doute entendu parler, plus ou moins ou très souvent. La plupart d'entre eux l'ont connu, elle leur a sans doute même bavé dessus en les voyant, quand elle ne leur a pas sauté dessus avec des pattes délicates plus grosses que nos deux mains réunies et qui supportaient ses 75 kg.
Elle, c'était Léah, ma chienne et celle de Philippe, mon ex-compagnon. C'était une Bernard Laïque (elle aurait pas supporté d'être un Saint Bernard) à poil court. Elle s'appelait Léah en souvenir de la jeune actrice black de « Beautiful Thing ». Elle n'avait qu'une seule tâche sur la face, contrairement aux autres chiens de sa race, ce qui fait qu'on n'en voulait pas parmi les douze chiots de sa portée. Ce qui fait que nous la choisîmes il y a 10 ans. Philippe avait un peu insisté pour qu'elle rejoigne la famille (à l'époque, un été de disette, soit nous « l'achetions », soit nous payions les impôts... les impôts attendirent).
Elle aimait dévorer crues des berniques sur les grèves de Bretagne, elle aimait dormir (sur son canapé) et dormir encore en ronflant presque autant que moi, elle aimait tous ceux et toutes celles qu'elles voyaient et goûtait la vie à pleines dents (des dents qui jamais ne mordirent), elle n'aimait pas le vétérinaire, elle aimait dévaster le jardin du papa de Philippe dans leur maison du Dauphiné, elle aimait modérément l'exercice et la nage (ne voyant que peu d'intérêt à l'inutile exercice...), elle aimait le reblochon et les os à moëlle...
Léah est partie cette nuit, sans trop souffrir. Elle rejoint, Silence, son frère en « canitude » et laisse seul son autre frère en « canitude », Chocolat, qui avait pris le relais de Silence.
Ludovic
Franchement, nous ne sommes pas vraiment d'accord avec la stratégie de non-engagement de Gay-co et nous sommes même très en colère de voir son blog relayer la pétition de Gay-lib (l'association des pédés et des gouines de l'UMP!)
Nous sommes arrivés à Compiègne il y a quelques mois !